Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
RFI
France : le gouvernement veut mettre fin aux exonérations des droits d’inscriptions des étudiants étrangers
#universites #etudiantsEtrangers
Article mis en ligne le 23 avril 2026

En France, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé lundi 20 avril vouloir mettre fin à l’exonération des droits d’inscription pour les étudiants internationaux extracommunautaires. Alors que des tarifs différenciés, plus élevés pour les étrangers que pour les Français, existent depuis 2018, ils ne sont que rarement appliqués dans les universités. La mesure annoncée par le gouvernement est controversée. D’après les syndicats étudiants, elle risque de précariser davantage les étrangers.

La mesure avait déjà été mise en place il y a huit ans, s’attirant les foudres des syndicats étudiants mais aussi des présidents d’université. En réponse, les établissements du supérieur s’étaient dotés de procédures d’exonérations, utilisées massivement.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, veut désormais inverser la tendance. « Les universités ne pourront plus édicter des exonérations massives, elles seront réservées à des cas très précis », a-t-il expliqué dans les colonnes du Parisien, en dévoilant les contours d’un nouveau plan baptisé « Choose France For Higher Education » - traduire : « Choisir la France pour vos études supérieures ». (...)

Près de 3 000 euros pour s’inscrire en licence (...)

Des mécanismes de compensation resteront toutefois en place. L’objectif est de faire payer 90% des étudiants étrangers, seuls 10% pourraient avoir une bourse d’étude, en fonction de la filière.

Colère des organisations étudiantes (...)

Le syndicat étudiant alerte également sur les risques de précarisation liés à cette mesure : « Je rappelle qu’il y a quelques mois, on a supprimé les APL pour les étudiants étrangers. Il y a plus de 300 000 étudiants qui vont perdre leur APL, qui était la seule aide sociale accessible pour ces étudiants-là. Et donc maintenant, on les force à payer des milliers d’euros pour entrer à l’université publique ». (...)