La ministre allemande de l’Intérieur Nancy Faeser a annoncé la mise en place, dès ce lundi, de contrôles fixes à la frontière avec la Pologne, la Suisse et la République tchèque où les flux de migrants sont en forte hausse et mettent sous pression les régions débordées par l’accueil des migrants. Une mesure exceptionnelle qui nécessite l’aval de Bruxelles.
(...) Ailleurs, les forces de l’ordre effectuaient jusqu’alors des contrôles de police "flexibles et mobiles dans des lieux changeants".
La mise en place de ces contrôles fixes est une mesure exceptionnelle, qui nécessite l’aval de Bruxelles. De telles mesures n’existent qu’à la frontière autrichienne : héritage de la crise migratoire de 2015-2016 quand le pays comptabilisait pas loin de 200 000 entrées mensuelles, rappelle Courrier International. L’Autriche était alors le lieu privilégié des passages clandestins de migrants en provenance de Syrie et d’Afghanistan notamment. (...)
Ces contrôles fixes aux frontières polonaise, tchèque et suisse s’appliquent à partir de ce lundi et pour dix jours, renouvelable. En ce qui concerne l’Autriche, l’Allemagne a prolongé sa notification de six mois à compter du 12 novembre. (...)
Nancy Faeser a longtemps hésité à mettre en place ces contrôles fixes notamment en raison de l’impact sur les travailleurs frontaliers, qui pourraient être confrontés à des embouteillages monstres, et sur les échanges commerciaux, ralentis par ces procédures de vérification. (...)