Et tandis qu’à Milan les extrêmes-droites se sont réunies ce samedi 18 avril, à Barcelone ce sont les progressistes qui se sont rencontrés pendant deux jours. Une réunion qui se voulait l’alternative à la vague trumpiste.
Plus de 3 000 participants venus d’une centaine d’organisations progressistes de partout dans le monde se sont réunis à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne. Une première qui ravit les militants, à l’image de Sebastian Lorenzo, Argentin.
« Ça nous encourage pour avancer, prendre de la force et voir qu’on est beaucoup plus nous qui voulons un monde en paix plutôt que les solutions violentes que certains pays donnent comme les seules possibles ». (...)
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– (France24/AFP)
Claudia Sheinbaum, Lula... des dirigeants de gauche à Barcelone pour "renforcer" la démocratie
Réunis à Barcelone, Pedro Sanchez et plusieurs dirigeants de gauche, dont la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, ont appelé à renforcer la démocratie face aux tensions mondiales. L’affichage public d’un front international de gauche coïncide avec un rassemblement de l’extrême droite européenne à Milan, auquel doit notamment participer le français Jordan Bardella. (...)
Ce forum dit "En défense de la démocratie", le quatrième du genre, se déroule le même jour qu’un rassemblement de responsables européens d’extrême droite à Milan, dans le nord de l’Italie, et réunit aussi le président du Conseil européen Antonio Costa et les chefs d’Etat sud-africain, colombien, uruguayen ou encore irlandais.
La présence de Claudia Sheinbaum en Catalogne revêt un caractère symbolique, quelques semaines à peine après la reconnaissance par le roi Felipe VI, pour la première fois, de "nombreux abus" pendant la conquête espagnole de l’Amérique au XVIe siècle, un sujet de tensions entre Madrid et Mexico depuis de nombreux mois.
À son arrivée pour la réunion, Claudia Sheinbaum, dont c’était la première visite en Espagne depuis son investiture en octobre 2024, a d’ailleurs assuré devant les journalistes qu’il n’y avait pas de "crise diplomatique" entre son pays et l’Espagne, et qu’il n’y en avait même jamais eu.
Rénover les Nations unies (...)
Ouvrant la réunion, le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez, un des opposants les plus farouches en Europe à la guerre en cours au Moyen-Orient, s’est de son côté dit favorable à une réforme des Nations unies. (...)
"Nous pensons que le moment est venu pour que l’Organisation des Nations unies soit renouvelée, réformée et, pourquoi pas ? bien sûr, dirigée par une femme. Ce n’est pas seulement une question de justice, c’est aussi une question de crédibilité", a-t-il lancé.
"Le contexte est clair : la démocratie ne peut pas être tenue pour acquise", a-t-il aussi assuré, présentant la réunion comme celle d’"un groupe de pays prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger et renforcer le système démocratique".
Comme à Pékin il y a quelques jours, le Premier ministre espagnol avait déjà appelé vendredi aux côtés de Lula à "renouveler" et "améliorer" le système multilatéral international, face à ceux "qui, soit de façon active ou passive, le considèrent comme mort ou travaillent à saper (ses) fondements". (...)
"C’est un sommet pour une alternative dans le monde, et non pas contre quelque chose. C’est une sorte de phare qui, au milieu de la confusion, de l’erreur et du désordre global dangereux pour toute l’humanité, trace une ligne, une sorte de flèche qui suit une direction, la direction de la vie, et non celle de la mort", a assuré de son côté le président colombien Gustavo Petro samedi face aux journalistes. (...)
Parallèlement à ce rassemblement est également organisé samedi à Barcelone le forum de "Mobilisation progressiste globale" (GPM), auquel, en plus des mêmes dirigeants internationaux, des représentants d’organisations syndicales et autres chercheurs de plus de 40 pays prennent part depuis vendredi sous l’égide en particulier de l’Internationale socialiste, présidée par Pedro Sanchez. (...)