À l’occasion d’un sommet de dirigeants et d’un grand rassemblement progressiste, le premier ministre espagnol a enjoint ce week-end à la gauche de lancer la contre-offensive. « L’ère de l’internationale d’extrême droite touche à sa fin », a-t-il lancé.
(...) À Barcelone, loin de la capitale Madrid, loin de ses problèmes judiciaires et de politique intérieure, le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a réuni cette fin de semaine des dizaines de chef·fes d’État progressistes, dont la Mexicaine Claudia Sheinbaum, le Colombien Gustavo Petro, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa et le Brésilien Luiz Inácio Lula da Silva. Il a aussi présidé un grand rassemblement destiné à s’opposer à l’internationale réactionnaire de Donald Trump et ses affidés.
Vendredi 17 avril, le dirigeant socialiste de 54 ans s’était aussi réuni avec son aîné, le président brésilien Lula, 80 ans, pour le tout premier sommet entre les deux pays. Tous deux ont sonné la charge contre le président états-unien va-t-en-guerre. (...)
« Je sais que l’internationale d’extrême droite et une droite servile font beaucoup de bruit ; que, parfois, on a l’impression qu’il n’y a pas d’autres voix. Mais ne nous laissons pas tromper. Ils ne crient pas parce qu’ils sont en train de gagner, ils crient parce qu’ils savent que leur heure est venue », a-t-il lancé samedi. « Les gens se rendent compte qu’ils n’ont pas de projet, qu’ils n’ont pas de solutions. Leurs politiques n’ont apporté que la guerre, l’inflation, les inégalités, la fracture sociale, a-t-il ajouté. L’ère de l’internationale d’extrême droite touche à sa fin. Nous allons inaugurer une nouvelle ère de progrès. »
Le président du gouvernement espagnol a aussi revendiqué la fierté d’être de gauche. « Ils ont essayé de nous faire honte de nos idées, mais c’est fini, a-t-il affirmé. À Barcelone, ce 18 avril, la honte change de camp et ce sera pour toujours. »
« Make love again, not fascism » (...)
Un regain d’optimisme
(...) Cet optimisme est nourri non pas uniquement de défaites du camp adverse, comme celle subie par l’illibéral Orbán ou par Giorgia Meloni, mais aussi de victoires, largement commentées, en particulier celle de Zohran Mamdani à New York.
Avec cependant le sentiment d’une nécessité à porter des politiques réellement de gauche, que ce soit sur la taxation des riches ou les politiques migratoires (...)