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En Autriche, les enfants étrangers ne maîtrisant pas la langue devront prendre des cours d’été
#Autriche #UE #migrants #immigration
Article mis en ligne le 25 janvier 2026
dernière modification le 23 janvier 2026

Le parlement autrichien s’est prononcé mercredi en faveur de l’instauration de cours de langue obligatoires de deux semaines pendant les vacances d’été pour les enfants d’origine étrangère dont le niveau d’allemand est insuffisant, contre l’avis des enseignants. Quelque 49 000 enfants seraient concernés.

Le syndicat des enseignants autrichiens a critiqué la mesure, estimant que les ressources nécessaires pour les nouvelles classes seraient mieux utilisées pour renforcer les classes spéciales. (...)

L’Autriche avait déjà introduit en 2018 des classes spéciales pour les enfants non germanophones, où ils sont séparés de leurs camarades plusieurs heures par jour, toujours dans l’optique de favoriser leur intégration, un des projets phare de la coalition des conservateurs (ÖVP) et de l’extrême droite (FPÖ) à l’époque mais dénoncé par les Verts comme des "classes ghetto".

La nouvelle législation adoptée mercredi, et introduite par la coalition composée du parti conservateur ÖVP, du parti social-démocrate SPÖ et des libéraux de Neos, prévoit le retour des enfants qui fréquentent ces classes spéciales et des cours de soutien - soit quelque 49 000 enfants âgés jusqu’à 15 ans, selon les chiffres de 2025 - sur les bancs de l’école au cours des deux dernières semaines des neuf semaines de vacances d’été.

"L’allemand est la clé de la réussite scolaire et d’une vie réussie", a déclaré le ministre de l’Éducation Christoph Wiederkehr devant le Parlement avant le vote.
Une politique de plus en plus anti-migrants (...)

Le regroupement familial est une politique encadrée et garantie par le droit européen sur l’asile et l’immigration. Et cette suspension ne peut devenir définitive sans une validation de l’Union européenne. Le chancelier autrichien avait donc adressé une lettre à la Commission européenne sur le sujet début mars, en invoquant la "clause d’urgence" de l’UE, selon laquelle le droit national peut exceptionnellement primer sur le droit européen en cas de menace pour l’ordre public et la sécurité intérieure.