(...) Un mois après la chute du régime de Bachar al-Assad, le débat sur l’avenir des réfugiés syriens reste vif en Allemagne. Nancy Faeser, ministre de l’Intérieur, a annoncé un plan prévoyant notamment la possibilité de retirer le statut de protection.
"Comme le prévoit notre loi, l’Office fédéral pour les migrations et les réfugiés (BAMF) examinera et révoquera les protections si les gens n’ont plus besoin de cette protection en Allemagne parce que la situation en Syrie s’est stabilisée", a expliqué Nancy Faeser aux journaux du Funke Media Group. (...)
(...) Voici ce que prévoit le gouvernement :
Qui peut rester ?
- Les personnes qui sont bien intégrées dans la société allemande.
- "Bien intégré" s’appliqueraient à ceux et celles qui maîtrisent l’allemand, ont un emploi et ont un logement.
Qui doit partir ?
- Le plan proposé préconise l’expulsion accélérée de personnes impliquées dans des activités criminelles et/ou l’extrémisme islamiste.
- Un programme de rapatriement volontaire sera étendu à ceux qui veulent quitter l’Allemagne.
Filiz Polat, du parti des Verts faisant partie de l’actuelle coalition gouvernementale, estime qu’il s’agit d’un non-débat, compte tenu de la situation toujours volatile en Syrie.
1.000 euros pour partir
Les deux partis de l’union conservatrice, la CDU et la CSU, trouvent que les ambitions de Nancy Faeser ne vont pas assez loin. Le porte-parole de la politique intérieure Alexander Throm a expliqué au journal régional Rheinische Post que "pour la plupart des réfugiés syriens, la raison initiale de la fuite, l’horrible régime d’Assad, n’est plus d’actualité." Il a fait valoir que tous les Syriens qui "ne travaillent pas suffisamment" en Allemagne devraient retourner dans leur pays d’origine.
Alexander Throm appelle également à la suspension immédiate du regroupement familial pour la Syrie et appuie l’expulsion des personnes reconnues coupables de crimes. (...)