35 millions, c’est le nombre total de déplacés interne en Afrique. C’est trois fois plus qu’il y a 15 ans selon l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC). Les raisons sont connues : la guerre d’une part, les catastrophes naturelles de l’autre. Le problème, c’est que les deux s’entremêlent parfois.
Au-delà du nombre total de déplacés, ce qu’il faut comprendre du dernier rapport de l’IDMC, c’est qu’on ne réglera pas la question du déplacement tant que les crises se superposent les unes aux autres. On le voit en RDC. On le voit aussi désormais au Soudan, qui a enchaîné la guerre au Darfour avec la guerre entre généraux qu’on connaît aujourd’hui.
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Cinq pays concentrent à eux seuls 80 % des déplacés liés aux violences : le Soudan, la RDC, la Somalie, le Nigeria et l’Éthiopie. Mais tous ces pays subissent aussi des catastrophes qui poussent les populations à fuir. Très souvent, ce sont des inondations (...)