tout en refusant une nouvelle fois d’exclure l’option militaire pour acquérir ce territoire semi-autonome du Danemark, qui a toujours dit ne pas être à vendre. Les intentions américaines suscitent l’inquiétude des alliés européens, qui se préparent à « riposter » à toute forme d’intimidation, selon le ministre français des Affaires étrangères mercredi.
(...) À la question de savoir ce que Washington aurait à gagner d’une telle acquisition alors que les traités existants permettent déjà aux États-Unis d’avoir une présence militaire au Groenland, Karoline Leavitt a affirmé que « davantage de contrôle sur la région de l’Arctique » était recherché, de même que « s’assurer que la Chine et la Russie et nos adversaires ne puissent pas continuer leur agression dans cette région très importante et stratégique ».
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait annoncé plus tôt dans la matinée qu’il rencontrerait la semaine prochaine des responsables du Danemark pour évoquer la question du territoire semi-autonome, mais sans préciser le lieu ni le format.
La cheffe de la diplomatie du Groenland a indiqué que son gouvernement participerait à cette rencontre. « Rien sur le Groenland sans le Groenland. Bien sûr que nous allons y participer. C’est nous qui avons demandé une réunion », a dit à la télévision publique danoise Vivian Motzfeldt. (...)
Plusieurs fois, le Groenland, soutenu par sa puissance de tutelle, a dit ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir. (...)
Marco Rubio avait également affirmé devant la presse au Capitole : « Si le président identifie une menace envers la sécurité nationale des États-Unis, chaque président conserve l’option d’y faire face à travers des moyens militaires. » (...)
Les Européens exhortent au dialogue (...)
Le Danemark a fortement investi dans la sécurité arctique ces 12 derniers mois, allouant pour cela quelque 90 milliards de couronnes (1,2 milliard d’euros). La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti que le Danemark – Groenland compris – étant membre de l’Otan, une attaque américaine contre l’un des membres de l’Alliance signifierait « la fin de tout », notamment de l’ordre de sécurité international établi à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
La France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont également apporté leur soutien à Copenhague. (...)
Presque tous les partis groenlandais souhaitent que tôt ou tard le Groenland devienne indépendant. (...)
Il semblerait que les États-Unis aient déjà avancé leurs pions sur le territoire. En moins d’un an, le nombre d’entreprises au Groenland détenues directement par des Américains a doublé.