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Libération
Couvre-chef à l’hôpital : la justice confirme l’exclusion de huit mois d’une infirmière
#urgences #hopital #sante #inegalites #repression
Article mis en ligne le 23 février 2026
dernière modification le 20 février 2026

L’infirmière qui voulait garder son calot perd un recours contre son exclusion de la Pitié-Salpêtrière

Après un premier licenciement contesté avec succès, Majdouline B. avait attaqué une nouvelle décision de suspension de huit mois de la part de l’AP-HP.

L’affaire doit encore être jugée sur le fond. L’infirmière de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, suspendue huit mois par son employeur, l’AP-HP, pour avoir refusé d’enlever son calot, a été déboutée de son recours en référé devant le tribunal administratif contestant son exclusion, a indiqué la juridiction ce mercredi 18 février dans un communiqué.

« Au regard de la persistance de l’agente hospitalière à porter son calot hors de toute intervention chirurgicale et […] malgré les injonctions répétées et le blâme prononcé antérieurement à son encontre, l’exclusion de huit mois n’apparaissait pas disproportionnée, expose communiqué du tribunal administratif de Paris. Cette décision présente toutefois un caractère provisoire et ne vaut que jusqu’à l’intervention du jugement au fond. »

« Traitements discriminatoires »

Depuis un an, la direction de Majdouline B. lui reprochait de porter quotidiennement et en toutes circonstances un calot, équipement de protection en tissu porté habituellement au bloc opératoire ou en réanimation. Au cours de l’année, elle avait fait l’objet de six convocations et d’un blâme, jusqu’à un conseil disciplinaire en octobre. L’infirmière, licenciée en novembre 2025 pour ce motif, avait obtenu en référé la suspension de la sanction et sa réintégration. Le tribunal administratif de Paris avait considéré début janvier que la sanction était disproportionnée. Elle a, depuis, à nouveau été exclue pour huit mois. C’est cette seconde exclusion qui était examinée par le juge des référés, et qui n’apparaît « pas disproportionnée » selon le tribunal. (...)

La jeune femme n’a jamais indiqué d’appartenance religieuse, avançant simplement que le port de cet équipement relevait de sa vie privée. En plus d’être défendue par le syndicat SUD santé de la Pitié Salpêtrière, elle est soutenue par la CGT.