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Savoir animal/One Voice
Cirques : One Voice vent debout pour Samba, dont la souffrance se brise sur l’indifférence de l’État
#zoos #cirques #oneVoice
Article mis en ligne le 21 novembre 2023
dernière modification le 19 novembre 2023

Alors que le Cirque d’Europe réapparaît une deuxième fois en ce mois de novembre 2023, après presque un semestre sans nouvelles de Samba, nous nous inquiétons du virage opéré par le gouvernement concernant la loi contre la maltraitance. Après un dépliant vantant les mérites du spectacle mêlant exploitation et dressage d’animaux de la faune sauvage en danger, une note aux communes impose d’accepter les cirques avec animaux malgré l’imminence de la mise en application de la loi de 2021 (qui devrait leur interdire de se déplacer), et sous-entend que tout contrôle ne viserait qu’à prouver l’absence de souffrance… Exercice pratique à Épinay-sur-Orge.

En juillet, la publication de nos dernières images d’enquête accompagnées de l’annonce de notre plainte à laquelle étaient jointes des attestations de vétérinaires spécialistes des éléphants avait mis le feu aux poudres… Ou plutôt, Max Aucante, le dresseur de Samba, avait pris la poudre d’escampette, avant même le début des représentations annoncées.

Dès lors, nous craignions que la dernière éléphante de cirque en France ne soit envoyée à l’étranger, comme Dumba puis Kamala, et à peu près en même temps Bambi et Rosa ainsi que Nelly et Brigit, et enfin Baby… Avec l’aide ou sous les yeux fermés des autorités. Le calvaire de Samba aurait perduré, et nous n’aurions alors plus eu aucun levier légal pour lui offrir une meilleure vie. (...)

Après l’adoption de la faible loi de 2021, l’écrasant retour en arrière

Plus rien ne nous étonne de la part de ce ministère dit « de l’Écologie », qui n’a toujours pas écrit ni publié le moindre décret d’application alors que la mise en œuvre de la loi devait avoir lieu lors de son deuxième anniversaire, à la fin du mois. Ni sur les animaux détenus dans les camions-cages, ni pour le reste d’ailleurs (errance féline, delphinariums, etc.). Il ne s’agit même plus d’inertie : on a dépassé ce stade il y a bien longtemps.

Le maroquin de la captivité animale, de son exploitation et de sa disparition dans la nature

Les rares avancées entrevues en 2020-2021 sont réduites à néant. Les certificats de capacité des circassiens sont désormais équivalents à ceux des zoos, et la réglementation de ceux-ci en passe d’être revue au rabais. Nous irons au Conseil d’État pour résister à ce nivellement par le bas.

Pire, un dépliant à la gloire du cirque, rédigé, mis en page et publié avec les deniers publics est distribué par les préfectures. (...)