C’était l’une de ses promesses de campagne : un peu plus d’un mois après sa prise de fonctions, le président chilien d’extrême droite José Antonio Kast et son gouvernement ont lancé, jeudi 16 avril, les premières expulsions de migrants en situation irrégulière. Au total, 40 personnes ont été renvoyées dans leur pays.
Le gouvernement d’extrême droite a promis que beaucoup d’autres vols suivraient, ainsi que des expulsions par la route, en bus. Lors de sa campagne, le président José Antonio Kast a assuré qu’il allait expulser ou pousser à partir d’eux-mêmes les migrants en situation irrégulière. Ils seraient près de 300 000 dans le pays, très loin des 40 personnes renvoyées ce jeudi.
Des limites diplomatiques
Cette mesure n’est pas nouvelle : des vols d’expulsion avaient déjà eu lieu sous les gouvernements précédents.
L’autre limite à cette politique du nouveau gouvernement : faute de relations diplomatiques avec le Venezuela, le gouvernement chilien ne peut pas renvoyer de migrants vers Caracas. La nationalité vénézuélienne est pourtant la plus représentée parmi les personnes en situation irrégulière actuellement au Chili.