Une jeune homme de 23 ans proche du collectif identitaire Némésis est vendredi soir entre la vie et la mort après avoir été agressé, selon les premiers éléments, par des militants antifascistes. Un drame qui suscite de nombreuses réactions politiques.
Un jeune homme de 23 ans, membre du collectif identitaire Némésis, dont il assurait, selon ce dernier, le service d’ordre, a été hospitalisé vendredi soir après avoir été passé à tabac à Lyon la veille par plusieurs individus susceptibles d’appartenir à un groupuscule antifasciste. Voici ce que l’on sait.
Le déroulé des faits
Selon les premiers éléments, l’incident se serait produit en marge d’un rassemblement du collectif Némésis devant l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon pour protester contre une conférence de l’eurodéputée La France insoumise (LFI) Rima Hassan. Une rixe pourrait avoir éclaté entre le groupe de militants d’extrême droite et un groupuscule antifasciste. (...)
Qui est le jeune homme passé à tabac ?
Prénommé Quentin et âgé de 23 ans, la victime est membre du collectif identitaire Némésis, groupe d’action d’extrême droite se réclamant du féminisme, crée en octobre 2019. (...)
Un groupuscule d’extrême gauche mis en cause
Dans un communiqué, le collectif Némésis a dit avoir reconnu parmi les agresseurs du jeune grièvement blessé un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, "membre actif de la Jeune Garde".
La Jeune Garde, groupe antifasciste dont Raphaël Arnault est l’un des fondateurs, a été dissoute en 2025 par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau qui lui reprochait "des agissements violents".
Contacté par l’Agence France-Presse (AFP) vendredi, Raphaël Arnault, dont l’élection en 2024 avait été critiquée par les macronistes, la droite et l’extrême droite en raison de la fiche S dont il fait l’objet, n’avait pas réagi dans l’immédiat.
La France insoumise est très proche de la Jeune Garde, qui avait été fondée en 2018, et a vertement critiqué sa dissolution.
Un déluge de réactions à droite
La proximité entre le groupuscule mis en cause et LFI n’a pas tardé à déclencher une tempête de réactions politiques. (...)
LFI se défend
De son côté LFI a condamné "avec la plus grande fermeté toute violence physique" par la voix de son coordinateur, Manuel Bompard, rejetant toute responsabilité dans cette affaire.
"Contrairement à ce que certains veulent faire croire, à aucun moment, Rima Hassan ou les équipes de La France insoumise qui l’accompagnaient pour la conférence organisée à l’IEP de Lyon n’ont eu de contact avec les groupuscules fascistes qui ont tenté de la perturber. (...) Ce climat de violences doit cesser. Personne ne doit perdre sa vie pour ses idées", a écrit sur X Manuel Bompard.
Rima Hassan, directement concernée par l’incident, a également affirmé que "le seul et unique service d’ordre avec lequel (elle) collabore et qui (l)’accompagne est celui de La France insoumise qui n’a jamais recours à la violence et qui n’est en aucun cas impliqué dans ces affrontements".
"Les personnes responsables de ces violences doivent rendre des comptes dans les plus brefs délais pour que justice soit faite", a encore écrit l’eurodéputée.