Les intempéries répétées fragilisent durablement les écoles, révélant les limites de la réponse publique. Après le cyclone Kenneth en 2019, puis Chido en 2024, de nombreux établissements dégradés n’ont pas été réfectionnés jusqu’ici, faute de moyens et malgré les efforts des communautés locales qui effectuent des travaux de réhabilitations depuis plusieurs années.
En tournée aux Comores, la directrice régionale Afrique de l’Est et Australe de l’Unicef a pu observer cette situation de près. RFI s’est rendu à Singani, sur l’île de la Grande Comore, dans une école primaire qui illustre cette réalité : bâtiments anciens, classes surchargées, scolarité perturbée. (...)
En visite aux Comores, Etleva Kadili, directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, souligne que l’appui de l’organisation vise d’abord à répondre aux réalités du terrain : « Le soutien de l’Unicef à des écoles plus sûres et plus résilientes à travers la réhabilitation de salles de classe et l’installation d’énergie solaire répond directement aux réalités observées sur le terrain ».
Après le passage du cyclone Kenneth en 2019, l’Unicef avait réhabilité 16 écoles primaires, sur les 400 que compte le pays. D’autres partenaires, aux côtés de l’État, ont également remis des établissements en état. Mais beaucoup d’écoles restent encore à reconstruire.