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l’Humanité
Agression dans un bar d’Albi : onze militants d’extrême droite condamnés après avoir attaqué un antifasciste
#Albi #extremeDroite #agressions #Justice
Article mis en ligne le 29 avril 2026
dernière modification le 26 avril 2026

En avril 2025, une quinzaine de militants d’extrême droite, dont plusieurs sont membres du groupuscule Patria Albiges, ont attaqué un militant antifasciste mais aussi des personnes présentes au bar le Cosy d’Albi. Onze d’entre eux ont été condamnés ce jeudi.

« Derrière le vernis du scoutisme, ce sont des méthodes de terroristes. » Ces mots de l’avocat d’une victime, Me Kamel Benamghar, résument à la fois la défense éhontée des douze prévenus d’extrême droite entendus jeudi par le tribunal correctionnel d’Albi, comme les faits qui leur sont reprochés. En première instance, onze d’entre eux ont été condamnés pour « violence avec usage d’une arme » et « groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction de biens » à des peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis.

Les faits remontent au 25 avril 2025. Ce soir-là, une quinzaine d’hommes, la plupart cagoulés, armés de matraques télescopiques, de poings américains et de bombes lacrymogènes débarquent sur une place d’Albi pour s’attaquer à un militant antifasciste. Celui-ci, déjà victime d’une agression d’extrême droite deux ans plus tôt aurait été impliqué, un peu plus tôt ce 25 avril, dans un premier affrontement : Clément Cabrolier, 27 ans, fils du conseiller municipal RN Frédéric Carbolier, mais aussi cofondateur du groupuscule identitaire Patria Albiges aurait alors été passé à tabac par trois personnes – jugés en octobre dernier ils ont été relaxés, le parquet a fait appel.

Un ancien colistier RN impliqué (...)

Lui-même militant d’extrême droite, l’avocat défend sur ses réseaux sociaux la peine de mort, compare l’immigration à l’« occupation », fait de Jean-Marie Le Pen un représentant de « la France libre ». Surtout, il considère la violence des groupuscules d’extrême droite comme « un contre-terrorisme ; réaction naturelle d’un peuple envahi » dans un tweet supprimé depuis.