
La cour d’appel de Paris a condamné jeudi cinq Vietnamiens à des peines allant de cinq à dix ans de prison pour leur implication dans l’affaire du camion charnier. En 2019, 39 migrants vietnamiens avaient été retrouvés morts dans un camion frigorifique en Angleterre.
La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi 23 janvier les peines de dix ans d’emprisonnement prononcées par le tribunal en 2023 pour deux accusés vietnamiens dans l’affaire du camion charnier, qui avait fait 39 morts en 2019. Des peines assorties d’une période de sûreté des deux tiers et d’une interdiction définitive du territoire français.
Les cinq hommes ont écouté, à l’aide d’une interprète, le délibéré, apparaissant chacun leur tour en visio depuis leur lieu de détention.
Le ministère public avait requis en novembre entre huit et dix ans de prison, les mêmes peines qu’en première instance, l’avocat général estimant ne pas disposer d’éléments pour les atténuer.
"Je meurs, je ne peux plus respirer"
Agés de 22 à 59 ans lors du procès en novembre, ces cinq hommes avaient fait appel, estimant ces peines excessives. Ils assuraient n’avoir eu qu’un rôle passif dans ce réseau d’immigration.
Le dossier avait été présenté par le ministère public comme "une affaire d’esclavage des temps modernes", dans laquelle les victimes avaient été "entassées comme du bétail et traitées comme des choses et non des êtres humains".
Cette tragédie a mis en lumière le drame de l’exil et ses risques. (...)