
Un Soudanais d’une vingtaine d’années a été retrouvé mort à Calais. Son corps sans vie a été découvert par un agent de sécurité dans la nuit de jeudi à vendredi.
(...) Selon une source policière, la victime est âgée d’une vingtaine d’années et présentait une trace de coups à l’arrière du crâne.
Cette découverte intervient après plusieurs jours tendus entre communautés. Selon la Voix du Nord, "les secours ont reçu un appel d’urgence pour des personnes blessées suite à une nouvelle rixe vers 23h30 (…) sans qu’aucune victime ne soit retrouvée". Intervenues pour un affrontement opposant une cinquantaine de migrants, les forces de l’ordre ont rétabli le calme vers 1h du matin après avoir utilisé des moyens collectifs de défense, selon cette source à l’AFP.
Plus tôt dans la journée, la police et les pompiers étaient déjà intervenus dans la même zone pour une autre rixe entre exilés. Sur place, les secours avaient pris en charge deux blessés par arme blanche. Il s’agissait de deux Soudanais, l’un âgé de 15 ans et l’autre de 26 ans, selon la Voix du Nord. La première victime souffrait de plaies à la tête et à l’avant-bras, la seconde victime avait été lacérée à plusieurs reprises. Les deux ont été emmenées à l’hôpital de la ville. (...)
Selon Philippe Mignonet, adjoint à la sécurité à la mairie de Calais, l’origine de la rixe est encore inconnue mais elle opposait des migrants Érythréens et Soudanais, a-t-il dit sur place à la presse locale. "La météo n’étant pas favorable pour des tentatives de traversées, il se crée des tensions", a-t-il commenté.
Le week-end dernier, ce sont 6 personnes qui avaient été blessées à coups de couteau dans la même zone.
"Il y a des règlements de comptes entre passeurs qui sont sur le camp" (...)
"On intervient dans un milieu où les gens ont très peu, où ils se battent pour survivre. Ça n’excuse rien mais ça explique en partie la violence, en particulier quand vous avez beaucoup d’ethnies différentes [au même endroit, ndlr] et beaucoup de gens désespérés", racontait Sarah Berry de l’ONG britannique Roots à InfoMigrants en juillet.
Fin juin, ce même camp près de Dunkerque avait été le théâtre de fusillades durant lesquelles trois personnes étaient décédées. Le 23 et 26 mai, deux migrants y avaient été successivement blessés par balle, rapportait La Voix du Nord. (...)
Mais surtout, il y a des conflits entre des passeurs qui n’hésitent pas à recourir à la violence pour conserver leurs territoires face aux clans rivaux. (...)