Si la population n’a pas répondu à l’appel de syndicat majoritaire des forces de l’ordre, les personnalités politiques d’extrême droite se sont pressées dans le cortège parisien. Parmi elles, les candidats RN et Reconquête aux municipales dans la capitale, Thierry Mariani et Sarah Knafo, ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal.
Le syndicat de police Alliance, qui avait appelé à des manifestations de soutien à la police nationale dans une vingtaine de villes de France samedi 31 janvier, annoncera « 15 000 à 20 000 » personnes dans la capitale, là où l’on comptait tout au plus quelques centaines d’individus. Essentiellement des policiers et surtout des délégués du syndicat majoritaire des forces de l’ordre.
« On est obligé… On nous a demandé de nous mobiliser », confie sous le manteau un permanent d’Alliance. (...)
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– (Contre Attaque)
30% des français à abattre ?
Pétainistes, fascistes et identitaires se sont pressés pour apporter leur soutien aux forces de l’ordre. Et Alliance leur a bien rendu, puisque la politicienne Sarah Knafo, du parti néofasciste Reconquête, était en tête du défilé parisien, aux côtés du patron du syndicat policier ! Notre époque a le mérite de faire tomber les masques : la police « républicaine » chargé de faire « respecter les droits » a toujours été un mythe, mais c’est désormais assumé au grand jour.
L’équipe de communication de Sarah Knafo a commis une bourde, à moins qu’il ne s’agisse d’une fuite volontaire pour lancer un message. Dans une courte vidéo Twitter, on voit la politicienne discuter avec le secrétaire général d’Alliance, à propos de la part de la population qui soutient la police. Le début de la discussion est coupée, mais on entend le syndicaliste policier dire « une grosse partie ». Il parle des personnes favorables à la police. Knafo répond : « 70% des français. Les autres, c’est ceux qu’on doit abattre hein ». Et le chef d’Alliance de s’exclamer : « exactement » !
30% des français, c’est tout de même 20 millions de personnes. En gros, ce qu’il reste de la gauche en France, ainsi que les minorités ethniques et religieuses. Voilà ce que l’extrême droite et le premier syndicat policier de France veulent « abattre ». (...)