Plusieurs centaines de sympathisants néo-nazis sont attendus dimanche devant la Maison Blanche, un rassemblement sous haute tension un an après les incidents meurtriers de Charlottesville, symbole d’une extrême droite décomplexée par Donald Trump.
L’organisation informelle "Unite the Right", qui était à l’origine du rassemblement de Charlottesville (Virginie), a reçu l’autorisation de réunir 400 personnes dans le square Lafayette, devant la résidence présidentielle, à partir de 17H30 et durant deux heures seulement.(...)
"Nous savons que dimanche, des gens vont venir dans notre ville dans le seul but de déverser leur haine", a déclaré la maire de Washington, Muriel Bowser, tout en indiquant qu’il ne s’agissait pas d’empêcher l’événement car le premier amendement de la Constitution américaine protège la liberté d’expression.
"Pas les bienvenus"
Dans un entretien à la radio publique NPR diffusé vendredi, Jason Kessler a exprimé le souhait que l’événement de dimanche soit "apaisé" et pris publiquement ses distances avec la mouvance néo-nazie.
"Je ne veux pas de néo-nazis à mon rassemblement", a-t-il assuré, "ils ne sont pas les bienvenus."
"J’espère qu’après", a-t-il ajouté, "je pourrai discuter ou débattre avec des représentants de Black Lives Matter (mouvement contre les violences visant les Noirs) ou les antifa (mouvements antifascistes), parce que je crois que nous devons avoir ce dialogue."
Samedi, Donald Trump a dit, dans un tweet, "condamner tous les types de racisme et actes de violence". (...)