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Greenpeace
Voyage en eaux troubles : les projets de Total et BP menacent aussi la mangrove amazonienne. Pétition
Article mis en ligne le 7 février 2017

Après une dizaine de jours passés à bord de l’Esperanza pour documenter le récif de l’Amazone, mes recherches se poursuivent à terre, en Amazonie, pour explorer la biodiversité de la région et aller à la rencontre des communautés locales et des dirigeants de peuples autochtones. Première étape : le parc du Cabo Orange.

(...) La mangrove amazonienne : une biodiversité incomparable

Il est 4h00 du matin et nous nous apprêtons à embarquer dans un petit bateau à moteur en compagnie de Ricardo Motta Pires, le responsable du parc du Cabo Orange. Ricardo souhaite nous faire découvrir toutes les richesses de la mangrove qui se trouve à la pointe nord du parc, à la frontière guyanaise.

Le chemin est long. Très long. C’est le noir complet et notre bateau file à toute vitesse sur le fleuve. Les heures passent. Les kilomètres défilent. Au moment où nous arrivons à l’entrée de la mangrove, le jour a déjà pointé le bout de son nez depuis un moment. Nous ralentissons et pénétrons tout doucement cet endroit à la végétation luxuriante. Après quelques minutes, il est temps de descendre du bateau et de poursuivre à pied. (...)

Non loin de ce trésor écologique, des projets d’exploration pétrolière offshore (...)

En plus de menacer le récif de l’Amazone, ces projets écocides pourraient avoir de très graves conséquences à terre en cas de marée noire. La mangrove est un espace entièrement plat, qui bénéficie de l’influence de l’océan grâce aux marées. Si une marée noire devait arriver jusque-là, le pétrole se déposerait sur les racines, le sol et les branches au moment des marées descendantes et étoufferait complètement la végétation qui, privée d’oxygène, viendrait à mourir.

La mangrove est ainsi faite qu’il serait impossible de nettoyer une marée noire. Pour Ricardo, « si les entreprises pétrolières veulent poursuivre leurs projets, leur plan d’intervention en cas d’accident doit être extrêmement rapide pour éviter un désastre ». Sauf que lorsque l’on regarde quelques années en arrière la catastrophe de Deepwater Horizon, on peut se permettre de douter de leur efficacité.
Ne laissons pas Total et BP mettre en danger ces trésors de biodiversité. Demandez-leur d’abandonner leurs projets d’exploration pétrolière au large du Brésil.