
Il y a des grèves quotidiennement dans le Delta de la rivière des perles, la zone située au sud de la Chine, près de Hong Kong, qui concentre « l’atelier du monde » tourné vers les exportations, victime du ralentissement économique des pays occidentaux.
Geoffrey Crothall, porte-parole de l’ONG China Labour Bulletin à Hong Kong, un organisme qui défend les droits des travailleurs chinois, en donne les raisons :
« Il y a une concentration d’activisme du côté des travailleurs parce qu’ils n’ont aucun autre moyen d’exprimer leurs griefs : il leur est impossible résoudre le problème par un dialogue pacifique car les syndicats ne sont d’aucune efficacité [seul le syndicat officiel lié au Parti communiste est autorisé, ndlr].
Ces grèves sont le seul moyen de forcer leurs patrons à faire des concessions ».
Au cours des deux dernières semaines, plus de 10000 ouvriers de différentes usines se sont mis en grève.
(...) La Chine avait déjà connu une vague de grèves en 2010, notamment dans les usines du groupe Foxconn, sous-traitant de nombreux fabriquants d’électronique mondiaux, pour obtenir de meilleurs salaires et conditions de travail. Cette fois, c’est le contexte économique mondial qui pèse sur le climat social. (...)
La crise de la dette en Europe et une situation économique difficile aux Etats-Unis entraînent depuis plusieurs mois une chute spectaculaire des commandes dans les usines chinoises travaillant pour l’exportation.
(...)