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Le Monde
Un gynécologue spécialiste de l’endométriose visé par une enquête pour « viol sur mineur »
Article mis en ligne le 1er octobre 2021

D’après l’AP-HP, « six réclamations ont été adressées à l’hôpital Tenon entre 2013 et mi-septembre 2021 », portant sur « un manque d’information autour d’examens pratiqués (…), des examens douloureux ou un manque de considération ». « Cinq nouveaux témoignages ont été reçus depuis mi-septembre », a ajouté l’institution.

Examens brutaux, paroles déplacées… Emile D., chef du service gynécologie à l’hôpital Tenon à Paris, est visé par une enquête pour « viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans », a fait savoir le parquet de Paris jeudi 30 septembre, confirmant une information de RTL.

Spécialiste de l’endométriose, Emile Daraï, qui conteste les faits, avait fait l’objet d’une plainte déposée le 24 septembre. Les investigations ont été confiées à la brigade de protection des mineurs, selon la même source. (...)

Selon Franceinfo, qui a publié une enquête sur M. Daraï après des témoignages sur le compte Twitter de Stop aux violences gynécologiques et obstétricales, celui-ci est accusé par plusieurs ex-patientes de pratiquer des examens vaginaux et rectaux de manière brutale et sans demander le consentement. Il exerce toujours actuellement, a fait savoir l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). (...)

Interrogé par l’AFP, M. Daraï a déclaré qu’il récusait « les faits » et qu’il s’en remettait « aux conclusions de l’enquête conjointe de l’AP-HP et de Sorbonne Université », en cours depuis le 20 septembre selon l’AP-HP. Le centre hospitalier a en outre affirmé prendre « très au sérieux » ces accusations. L’enquête interne a vocation à déboucher sur « un rapport écrit » à l’issue d’auditions, avant d’éventuelles « mesures ».
Plusieurs signalements depuis 2013 (...)

Le conseil départemental de Paris de l’ordre des médecins a évoqué auprès de Franceinfo trois signalements reçus en 2014 concernant le professeur Daraï. « Aucun autre signalement avant et après » n’a été recensé, et « aucune patiente n’a souhaité poursuivre les démarches », a précisé l’ordre.

Les actes violents subis par les femmes durant le suivi gynécologique et obstétrical ne sont « pas des faits isolés » en France et appellent à une « prise de conscience » des pouvoirs publics, concluait en juin 2018 un rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes sur ce sujet potentielle source de polémiques.

En février 2014, un gynécologue célèbre, André Hazout, a été condamné à huit ans de prison pour des viols et agressions sexuelles sur six de ses patientes.

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