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Marie-Claude Saliceti
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La gazette
Transition énergétique & écologique : le défi du siècle
Article mis en ligne le 1er juillet 2020
dernière modification le 30 juin 2020

L’humanité est à un tournant. Elle va devoir changer radicalement son organisation, son fonctionnement, ses habitudes de consommation si elle veut enrayer pour son salut la spirale négative dans laquelle est engagé, en particulier, notre système climatique. Préoccupation mondiale, si les nations ont le devoir, comme une seule, de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent – mais nous sommes loin du consensus -, à l’autre bout de la chaîne, les politiques locales et les prises de conscience individuelles seront tout autant déterminantes. Et à cette échelle, il semble que la mobilisation soit déjà beaucoup mieux comprise, plus responsable.

La communauté scientifique dans son ensemble – hormis quelques climatosceptiques -, a alerté. Il faut maintenant engager au plus vite des gouvernances raisonnées intégrant obligatoirement une ligne écologique directrice pour réduire l’impact carbone. Dans ce contexte, la crise sanitaire mondiale sans équivalent que nous traversons et qui n’est pas sans rapport avec notre sujet a accentué les inquiétudes. Mais elle a aussi démontré que la nature pouvait reprendre ses droits et l’atmosphère se purifier en quelques semaines seulement. Les motifs d’espoir sont donc légitimes pour installer un monde durable. Si l’on fait abstraction, toutefois, des travers humains…

Les collectivités locales premières au front !

La transition énergétique et écologique est lancée. Un chantier mondial titanesque. Utopique ? En tout cas sans alternative. La France en a conscience et est un des pays les plus actifs dans son espace comme sur la scène internationale.

« Dans ce cadre de la transition énergétique et environnementale, la mobilisation des citoyens et des différents acteurs économiques dépendra, en grande partie, de l’exemple donné par les collectivités » soulignait l’ADEME en 2017. Car les collectivités sont elles-mêmes responsables d’environ 10 % de la consommation d’énergie de leur territoire. (...)

Les collectivités planchent beaucoup sur la mobilité sur leur territoire. Le vélo comme solution verte alternative (comme l’électrique pour les transports en commun) profite de nouveaux aménagements. Sur le plan de l’activité économique et dans l’esprit des circuits courts appelés à se généraliser, l’économie circulaire dont le but est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets, est le modèle prescrit. Mais une forte réticence s’exprime de la part de nombreux chefs d’entreprise en France comme ailleurs pour les contraintes que cela peut leur imposer. Cela marque les limites du projet de transition écologique et donne une idée de la résistance prochaine des lobbys et des climatosceptiques représentés même par certains chefs d’état… En revanche, des entrepreneurs du bâtiment de Nantes/St Nazaire ont entrepris eux-mêmes de s’organiser en réseau dans le but de produire « zéro déchet » sur leurs chantiers. Une initiative collaborative allant dans le sens de la responsabilité que chacun devrait peut-être explorer maintenant dans la sphère professionnelle dont les actions seront décisives.