Depuis plusieurs mois, Greenpeace enquête au Brésil, en Afrique et en Europe sur les flux de bois illégal : voir l’intégralité de notre dossier d’investigation Bois volé – vies volées. Aux côtés des citoyens français, nous interpellons par email les députés qui débattent en ce moment de la loi sur l’avenir de l’agriculture et de la forêt. Plus de 6 000 emails ont ainsi été envoyés.
Certains députés de la majorité ont répondu à ces courriers électroniques ; nous publions une de ces réponses ci-dessous. Dans ces réponses – dont le contenu et la rédaction sont communs à tous les députés et qui ressemblent donc fort à des “éléments de langage” – ces députés font fausse route dans leur interprétation du Règlement sur le bois de l’Union européenne (RBUE). (...)
Greenpeace a appris, mardi 10 juin dernier, l’arrivée dans le port du Havre d’un porte-containers contenant un stock de massaranduba en provenance du Brésil.
Ce bois est extrêmement suspect, les documents que nous avons à notre disposition laissant transparaître une forte présomption d’illégalité, notamment à cause du très lourd passif d’illégalité de son exportateur brésilien mais surtout en raison d’incohérences complètes dans les documents transmis par ce dernier à l’importateur qui sont pourtant censés attester de la légalité du bois.
Nous avons signalé cette arrivée à l’autorité compétente, le ministère de l’Agriculture, mardi 10 juin (...)
Le ministère, l’autorité compétente en l’espèce, nous a fait savoir qu’en effet “le chargement paraissait problématique” et qu’il “passait le dossier aux douanes”, tout en signalant douter de leur intervention. Depuis ? Rien. Pas de nouvelle, ne serait-ce que d’un contrôle…
La France maillon faible : la Grande-Bretagne, elle, agit (...)
En effet, Greenpeace UK a alerté le NMO (National Measurement Office), agence opérationnelle du ministère anglais des Affaires économiques, sur l’arrivée de bois brésilien fortement suspecté d’illégalité sur le marché anglais. Le NMO, contrairement au ministère français a répondu et ouvert une enquête approfondie sur ce chargement … qui concerne directement un grand groupe français : Saint-Gobain ! Et cette enquête des autorités britanniques porte ses fruits : le bois suspect est “mis en quarantaine” par l’entreprise et un audit est en cours sur leur chaîne d’approvisionnement.