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Huffington Post
Tariq Ramadan renvoyé en procès à Paris pour des viols sur quatre femmes
#femmes #TariqRamadan
Article mis en ligne le 8 juillet 2023

Tariq Ramadan retourne devant la justice. Deux juges d’instruction parisiennes ont ordonné ce vendredi 7 juillet un procès devant la cour criminelle départementale de Paris pour le prédicateur suisse, accusé de viols sur quatre femmes.

Tariq Ramadan sera jugé pour des viols présumés commis entre 2009 et 2016, selon l’ordonnance de mise en accusation dont l’AFP a eu connaissance.

Une décision de non-lieu partiel a par ailleurs été rendue concernant deux plaignantes. (...)

Fin mai, le conférencier, qui était aussi accusé en Suisse par une femme dans une affaire remontant à 2008, a été acquitté de l’accusation de viol et contrainte sexuelle par un tribunal genevois qui a jugé qu’il n’y avait pas de preuve contre lui (...)

Un dossier emblématique de l’ère #MeToo (...)

Dans ce dossier emblématique de l’ère #MeToo, Tariq Ramadan, 60 ans, a d’abord nié avoir eu des relations sexuelles extraconjugales avant de reconnaître des « relations de domination », rudes mais « consenties ».

L’affaire, qui a provoqué la chute de cette figure charismatique et contestée de l’islam européen, avait été déclenchée fin octobre 2017 par les plaintes d’Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque, et « Christelle », qui dénonçaient respectivement un viol en 2012 à Paris et en 2009 à Lyon. (...)

Entre février 2018 et octobre 2020, Tariq Ramadan avait été successivement mis en examen pour viols sur ces deux premières plaignantes et trois autres victimes potentielles.

Il avait été incarcéré dix mois.

Deux des victimes avaient été identifiées par la police sur des photos et des messages retrouvés dans son ordinateur, tandis que la troisième, l’ex-escort girl Mounia Rabbouj, l’avait accusé de neuf viols sur la période 2013-2014.

Les juges d’instruction ont finalement décidé de renvoyer le prédicateur devant la cour criminelle départementale, constituée de magistrats professionnels et sans jurés populaires, pour viols sur Henda Ayari, Mounia Rabbouj et une des femmes identifiées sur photo, ainsi que pour viols sur personne vulnérable sur « Christelle ».