
Le gouvernement syrien et les rebelles du sud de la Syrie sont parvenus à un accord pour mettre fin à l’offensive dévastatrice que menait le régime depuis le 19 juin dans la province de Deraa, "berceau" de la révolte anti-Assad
Cet accord, qui concerne uniquement la province de Deraa selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), a été obtenu dans la ville de Bousra al-Cham au bout de longues négociations entre Russes —alliés du régime— et factions rebelles, au lendemain d’un déluge de feu qui avait contraint les insurgés à reprendre les pourparlers. (...)
Celui-ci prévoit l’"entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et la remise par les groupes terroristes de leurs armes lourdes et moyennes dans toutes les villes et localités", selon Sana.
Ceux "qui refusent ce règlement partiront pour (la province d’)Idleb avec leurs familles", a précisé l’agence, une condition sur laquelle les factions rebelles avaient insisté.
D’autre part, les déplacés pourront revenir chez eux, d’après la même source.
L’offensive militaire du régime a fait au moins 325.000 déplacés, selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.(...)
Dans un communiqué, les groupes rebelles ont confirmé l’existence d’un accord "pour épargner le sang du sud", tout en réclamant une supervision de l’ONU pour sa mise en oeuvre.
Le porte-parole du commandement rebelle, Hussein Abazeed, a affirmé à l’AFP que cet accord constituait "la meilleure option possible pour épargner le sang des combattants insurgés". (...)
Plus de 30 localités de la province de Deraa étaient ainsi déjà passées ces dernières semaines sous contrôle du régime, en vertu d’accords avec certaines factions rebelles. Ceci avait permis à Damas de négocier en position de force, en ayant la main sur près de 70% de la province contre 30% avant l’offensive. (...)