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Rue 89
Sortie diplomatique à la crise syrienne ? La Russie ouvre le jeu
Article mis en ligne le 10 septembre 2013

La Russie a-t-elle offert à François Hollande et Barack Obama une porte de sortie pour éviter une guerre entourée de doutes et de confusion ? Il est encore trop tôt pour le dire avec certitude, mais pour la première fois depuis le 21 août, la diplomatie semble reprendre ses droits (...)

La situation de ce lundi soir contient beaucoup de « si », et il se pourrait fort bien que ces ouvertures soient une partie de poker menteur diplomatique destinée à permettre à chaque joueur de soigner son image et préparer le coup d’après.

Le fait est que chaque jour qui passe rend les frappes plus complexes. Barack Obama, qui devait s’adresser lundi soir (heure américaine) aux Américains, n’est toujours pas assuré de pouvoir obtenir une majorité du Congrès favorable aux frappes, et une majorité de l’opinion, dans les deux pays en flèche sur l’intervention, les Etats-Unis et la France, s’y oppose ou exprime de sérieux doutes. (...)
Pour ajouter à la confusion, on a eu ce lundi les témoignages divergents de deux otages libérés par des rebelles djihadistes en Syrie, le très controversé chercheur belge Pierre Piccinin, et le journaliste italien Domenico Quirico.

Piccinin a déclaré qu’il avait « la preuve » que l’attaque chimique n’était pas l’oeuvre d’Assad, mais le journaliste italien a précisé que les deux otages avaient entendu une conversation en anglais sur Skype, pendant leur détention, faisant état d’une manoeuvre des rebelles pour provoquer l’intervention occidentale. Le journaliste a précisé qu’il ignorait qui étaient les personnes qui parlaient et n’a pas considéré qu’il s’agissait d’une « preuve ». (...)

Le débat n’en est plus vraiment là ce lundi soir : il se résume à la question de savoir si Russes et Américains peuvent s’entendre sur une sortie diplomatique qui sauve la face de l’administration Obama (et accessoirement de François Hollande) et remette les Russes dans le jeu. (...)