Samedi 16 mars, six militants non-violents d’Attac et d’Action non violente COP21 de Gironde ont été placés en garde à vue pendant 23 h. Ces activistes participaient, avec une trentaine d’autres, à une action de désobéissance civile.
Ce même samedi, ils ont recouvert la façade vitrée de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) de Bordeaux d’un liquide noir, qui « symbolise le pétrole et les énergies fossiles extraites grâce à l’épargne populaire », ont-ils expliqué dans un communiqué. Les activistes ont aussi déroulé une banderole « Pas un euro de plus pour les énergies fossiles ».
« 24 millions de personnes détiennent un Livret de développement durable et solidaire (LDDS) pour un total de plus de 100 milliards d’euros, et la Caisse des dépôts et consignations collecte au moins 60 % de la totalité de cette épargne, ont précisé les militants dans leur communiqué. Si la CDC s’est récemment engagée à se désinvestir du charbon, elle continue à investir avec une partie de l’épargne des particuliers dans des projets climaticides qui concourent à aggraver notre dépendance aux énergies fossiles. »
Ainsi, selon Juliette Wettstein d’Attac 33, « rien ne garantit aux épargnants que la totalité de leur épargne finance des projets contribuant effectivement à la transition énergétique ou à la réduction de l’empreinte climatique ».
Alors que l’action prenait fin, dix véhicules de police ont encerclé les militants, et ont procédé à un contrôle d’identité. « Cette répression d’une action symbolique est une injustice criante : la police enferme les lanceurs d’alerte alors que le gouvernement cautionne la destruction du climat », ont dénoncé les organisations.