
Le 19 octobre 2010, la Coalition pour une politique européenne à l’égard des roms, dont fait partie AI et qui regroupe plusieurs organisations de lutte contre les discriminations et de défense des droits humains, dénonce le manque de fermeté de la Commission européenne qui a renoncé à la procédure d’infraction à l’encontre de la France pour non respect de la législation européenne et de la charte des droits fondamentaux de l’UE en matière de non discrimination et de libre circulation.
Pour la Coalition, la Commission européenne, en tant que gardienne des traités, ne doit pas laissées impunies des atteintes graves aux droits fondamentaux en Europe. (...)
Pour Amnesty International, la protection des droits humains de chacun en France ne passe ni par une déclaration de guerre, ni par des propos contribuant à jeter de l’huile sur le feu, ni par des lois de circonstance susceptibles d’accroître discriminations, injustices et tensions.
Les autorités françaises doivent s’abstenir de prendre des mesures qui mettraient en danger les valeurs, les principes et les garanties juridiques qui sous-tendent l’ordre démocratique évoqué par la Déclaration universelle des droits de l’homme et par les deux pactes internationaux ratifiés par la France, relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels.