L’ONG ‘’Enfant Avenir’’ (ENAV) affirme avoir recensé plus de huit cents cas de mariages précoces depuis janvier dernier à ce jour, dans les provinces du Kasaï-Central et du Sankuru. Son coordonnateur, Pierre Bibombe, en séjour à Kinshasa, l’a annoncé lundi 14 novembre à Radio Okapi.
« On ne connait pas les auteurs. Ce sont des enfants issus de viol. C’est une autre problématique aujourd’hui. Au-delà des viols, quel est le sort de ces enfants issus des viols ? Comment peut-on prendre en charge une telle catégorie de vulnérabilité ? », s’est interrogé Pierre Bibombe.
Selon lui, cette situation met en difficulté plusieurs jeunes filles qui ne peuvent plus poursuivre leur cursus scolaire. (...)
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« Ce qui constitue une forme d’esclavagisme, en dépit des lois et instruments internationaux de protection de droit de l’enfant que la RDC a respectivement promulgués et ratifiés tels que la Convention internationale de droit de protection des enfants ainsi que les lois y afférentes », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Dans le compte-rendu du Conseil des ministres, le ministre de la Communication et Médias a fait remarquer que toutes ces pratiques se font en violation totale des lois. (...)
la Justice a été chargée de prendre les dispositions idoines pour faire respecter les lois en matière du mariage précoce sur toute l’étendue du territoire national.
« Il est important qu’une politique de vulgarisation sur cette thématique soit élaborée et réalisée, plus particulièrement dans les milieux ruraux », a fait remarquer le ministre Muyaya.
Il a défini le mariage précoce comme un phénomène social qui a des ramifications sociologique et culturelle, signalant qu’il découle d’une conception de la société qui attribue à la femme un rôle social qui se limite souvent à la procréation ou aux corvées domestiques.