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Quand la surveillance satellite permet de réduire la déforestation en Afrique
Article mis en ligne le 6 janvier 2021
dernière modification le 5 janvier 2021

La mise en place d’une surveillance par satellite de la déforestation a permis de faire chuter la probabilité de celle-ci de 18% dans plusieurs pays d’Afrique. C’est la conclusion de l’équipe à l’origine du projet Global land analysis and discovery (GLAD) de l’université du Wisconsin qui publie ses résultats ce lundi 4 janvier dans Nature Climate Change.

Les auteurs notent cependant que cette réussite n’est pas au rendez-vous sur d’autres continents où le projet est également testé.

La déforestation, souvent liée aux changements d’utilisation des sols en faveur de l’agriculture, fait partie des facteurs importants du changement climatique tout en menaçant de manière importante la biodiversité. Dans le même temps, elle se retrouve accentuée par les nombreux feux de forêts provoqués par les sécheresses et la culture sur brûlis. (...)

Lire aussi :

 Afrique centrale : les facteurs de déforestation et de dégradation des forêts évalués

(...) l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont initié un projet d’évaluation des moteurs de déforestation et de dégradation des forêts dans les six pays d’Afrique centrale (Cameroun, RCA, Congo, RDC, Guinée équatoriale et Gabon). (...)

La déforestation et la dégradation des forêts sont des processus transfrontières complexes avec de nombreuses causes directes et sous-jacentes. Une bonne compréhension de la cause et localisation des perturbations forestières est essentielle pour l’élaboration de politiques et d’actions ciblées visant à réduire la perte de forêts et les émissions de carbone associées.

Cependant, le manque de données à jour reflétant les tendances récentes de la perte de couvert arboré et les lacunes des capacités techniques de gestion et de traitement des images satellites, rendent difficile la recherche d’un consensus sur les principaux facteurs et agents directs de la déforestation et de la dégradation des forêts en Afrique centrale.

Si l’on se fie aux deux structures citées plus haut, le projet se concentrera sur le renforcement des capacités, afin de produire une méthodologie solide et transparente pour surveiller la déforestation et la dégradation et de fournir une base commune pour soutenir la planification de l’utilisation des terres.

L’exercice s’effectuera avec des outils de référence tels que cloud computing et open source, pour cartographier les perturbations et quantifier les facteurs directs et historiques de ces facteurs dans la région.

Sa mise en œuvre fera en étroite collaboration avec les institutions forestières nationales et régionales. Il bénéficiera de l’expertise technique d’un large éventail de partenaires, tels que le Collège scientifique et universitaire du partenariat forestier du bassin du Congo, le Centre commun de recherche de la Commission européenne, l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale de la Comifac, Rainforest Foundation Royaume-Uni, Réseau de recherche sur les forêts d’Afrique centrale, la Wildlife Conservation Society, le World Resources Institute, Silvacarbon et le World Wide Fund.

« Le projet s’appuiera sur une approche collaborative, dans laquelle des experts nationaux, des instituts de recherche mondiaux et la société civile travailleront ensemble et uniront les ressources et les données pour fournir des preuves techniques et parvenir à un point de vue commun sur les facteurs directs des perturbations forestières », a déclaré Astrid Agostini, Coordinatrice du Cluster REDD+/Suivi National des Forêts.

Les universités et la société civile seront activement impliquées à toutes les étapes de la conception de l’évaluation et joueront un rôle important dans la conduite de l’analyse spatiale et historique des facteurs directs, en utilisant des données sur la couverture terrestre et les activités d’utilisation des terres telles que l’exploitation forestière commerciale, l’exploitation minière, l’agro-industrie, infrastructures mais aussi aires protégées ou foresterie communautaire. (...)