Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Reporterre
Présent dans les réfrigérateurs et climatiseurs, un puissant gaz à effet de serre va être interdit
Article mis en ligne le 18 octobre 2016

Près de 200 Etats se sont engagés à faire disparaître progressivement les hydrofluorocarbures. Ce puissant gaz à effet de serre est notamment utilisé dans les climatiseurs et les réfrigérateurs.

C’est un long chemin de négociations qui a mené du Protocole de Montréal, signé en 1987, à l’accord conclu tard dans la nuit de vendredi 14 octobre à samedi, à Kigali. Mais la lente diplomatie climatique peut parfois porter ses fruits. A trois semaines de l’entrée en vigueur de l’accord de Paris et du lancement de la COP 22 à Marrakech, l’Amendement de Kigali, juridiquement contraignant, ouvre la voie à l’élimination progressive des hydrofluorocarbures (HFC), l’un des principaux gaz à effet de serre, utilisé dans la climatisation et les systèmes de réfrigération. Cette décision devrait notablement ralentir le réchauffement climatique dans les prochaines décennies.

« Faute d’accord, les experts estimaient que ces substances seraient à l’origine de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en 2050, et auraient généré jusqu’à 0,5°C de réchauffement de la planète d’ici à 2100 », a rappelé la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, dans un communiqué. (...)

A l’issue des discussions, un calendrier d’élimination a été adopté par les 197 signataires du Protocole de Montréal. Concrètement, d’ici 2019, les pays dits « développés », dont l’Union européenne, ouvriront la marche avec une réduction de 10 % de leur production et de leur consommation par rapport à 2011-2013. Un taux qui s’élèvera à 85 % en 2036. Puis un groupe intermédiaire d’une centaine de pays en voie de développement, incluant la Chine, commencera le gel en 2024. Et un troisième groupe de pays moins ambitieux, dont l’Inde et les pays du Golfe, mettra un dispositif en place en 2028. (...)

A quelques semaines de la COP 22 qui se tiendra au Maroc, cet accord représente un véritable « élan » pour les négociations à venir et un message clair adressé aux industriels, dit Mme Beaugrand. La porte-parole de l’IGSD voit là une manne d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre « rapide, efficace et peu chère ». (...)