Solidaires appelle à la grève féministe, parce que :
Nous voulons être reconnues dans nos métiers, bien payées, obtenir enfin l’égalité salariale et la revalorisation des métiers à prédominance féminine !
Après 50 ans de la première loi sur l’égalité salariale, le compte n’y est toujours pas (19 % d’écart à égalité temps plein, et 27 % si on prend en compte les temps partiels !). L’Index (outil de mesure du gouvernement de ces écarts dans les entreprises) ne s’attaque pas aux causes réelles de ces inégalités et se contente de donner des bonnes notes aux entreprises du CAC 40 ! Les beaux discours de Macron après le premier confinement sont restés lettre morte : une revalorisation salariale et de carrière immédiate pour les métiers les plus féminisés dans la santé, le soin, l’éducation, le nettoyage, le commerce… est urgente et indispensable ! La casse de la fonction publique est délétère pour les femmes : nous exigeons la fin du recours aux précaires dans la fonction publique et la titularisation des précaires actuel-les (majoritairement des femmes).
Les femmes immigrées ou sans papiers sommes surexploitées, peu reconnues socialement et peu susceptibles d’évoluer dans nos emplois. Solidaires exige leur régularisation !
Nous voulons vivre dans une société sans violence sexiste et sexuelle, nous sentir libres et en sécurité, dans la rue, dans nos foyers, au travail, ou dans les lieux festifs !
Nous voulons être libres de nos choix pour nos corps, libres de s’habiller comme on veut, d’avoir des enfants ou pas !
A la place d’une éducation non sexiste partout dans l’enseignement, nous avons eu le droit à une leçon de morale de Macron sur la tenue des collégiennes et lycéennes ! c’est inacceptable ! Des formations sur les stéréotypes et les discriminations doivent être mises en place partout !
Solidaires exige un accès sans entraves à l’avortement en commençant par la réouverture des centre IVG fermés et des moyens pour qu’ils soient accessiblent sur tout le territoire, et l’harmonisation des délais légaux pour avorter sur les législations des pays les plus progressistes en Europe.
Les femmes handicapées sont pénalisées par le manque de soins et freinées dans leurs choix d’autodétermination de leur sexualité ou dans la possibilité de mettre au monde des enfants. (...)
Nous refusons les idées de l’extrême droite, sexistes, racistes et LGBTphobes, nous serons toujours là pour les combattre !
Les idéologies d’extrême droite essentialisent les femmes, et ciblent de par leur prisme raciste, les étrangers comme responsables de l’asservissement et des violences faites aux femmes. Nous nous érigerons toustes contre les masculinistes, contre la haine envers les femmes, les étrangers, les personnes LGBTI+ !
Alors, plus que jamais, soyons en grève le 8 mars et dans la rue !
Ne nous libérez pas, on s’en charge !
Rejoignez la déferlante pour l’égalité !