Malgré un retournement judiciaire et une répression policière accrue, les femmes de ménage du ministère grec des Finances poursuivent leur lutte.
La lutte des καθαρίστριες n’en finit pas. Cela fait maintenant 9 mois que les femmes de ménage du ministère grec des Finances contestent l’interruption forcée de leurs contrats. Après une victoire judiciaire le mois dernier (Voir : La lutte sur tous les fronts des femmes de ménage grecques), elles viennent de subir un revers. Jeudi 12 juin, la Cour Suprême a accepté le recours du ministère et annulé temporairement la décision de justice qui, un mois plus tôt, avait ordonné leur réintégration.
En manifestant devant la Cour à l’heure de cette décision, une dizaine d’entre elles ont subi un violent assaut de la police anti-émeutes. Pas de quoi les inciter à cesser leur combat, et à lever leur camp devant le ministère où elles se sont installées depuis des semaines. « Nous n’en partirons que quand nous aurons retrouvé notre travail », assurait encore l’une d’elles, Evangelia Alexakis, lundi 16 juin.
L’austérité peut s’appliquer aux femmes de ménage, mais pas aux forces de l’ordre
Ce n’est pas la première fois que les femmes de ménage, devenues un symbole de la lutte contre l’austérité, étaient ainsi confrontées à des violences disproportionnées des forces de l’ordre, remarque Amnesty international. Quelques jours plus tôt une autre femme de ménage avait été frappée par derrière par un policier. Une enquête a été ouverte sur ce cas.
« Le gouvernement choisit d’utiliser des méthodes anciennes et éprouvées pour nous terroriser », dénonce la coordination des ’595 femmes de ménage’ dans un communiqué diffusé lundi 16 juin.
Sur le terrain judiciaire, leur avocat a annoncé son intention de saisir la justice européenne. Et c’est en septembre que la Cour Suprême doit statuer sur le fond sur la validité du licenciement des femmes de ménage (...)