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Parce que la haine n’a pas de couleur, la question du racisme anti-blanc ne se pose même pas
par MUSAVULI jeudi 27 septembre 2012
Article mis en ligne le 28 septembre 2012

contrairement à l’impression qu’on a en écoutant les réactions de nos politiques aux propos de Jean-François Copé. Le Secrétaire général de l’UMP aurait donc jeté un pavé dans la mare en parlant de racisme anti-blanc dans son dernier ouvrage intitulé « Manifeste pour une droite décomplexée ». Rien de nouveau sous le soleil puisqu’avant lui, les responsables du Front National utilisaient l’expression, et même le Président Chirac durant les troubles en Côte d’Ivoire. La question qui se pose fondamentalement est de savoir si la France doit se mobiliser contre ce phénomène bien réel.

(...) les jeunes femmes de toutes origines en sont victimes et se font insulter, chacune en fonction de la couleur de sa peau.

Comme l’a si bien reconnu la mère qui a témoigné sur RMC, sa fille se fait d’abord « draguer ». Publiquement. C’est évidemment assez désagréable pour une femme de se faire aborder dans des conditions aussi humiliantes. (...)

Mais tous ces actes, graves et à réprimer dans la rigueur du droit, ne doivent pas servir d’excuse ni de cache-sexe au plus grand racisme, en termes de dégâts, qui fracture la société française. C’est le racisme contre les minorités, et non seulement ethniques. Les personnes handicapées et les « gros » font partie du « lot des exclus systématiques ». (...)

des années de discriminations au logement et de politique inavouable de ghettoïsation qui promet de nous exploser un jour sur la figure. (...)

En matière d’embauche, le mal est encore plus profond. Certaines personnes en France, en raison de leur apparence physique, ont deux fois moins de chance d’accéder à un emploi équivalent, à compétence égale, que d’autres.

Naturellement, on imagine que c’est ce racisme-là, qui fait plus de tort à la cohésion nationale, et qui devrait préoccuper un grand parti du gouvernement comme l’UMP. Mais, on comprend. Monsieur Copé est en compétition contre Monsieur Fillon pour la présidence de l’UMP. S’il ne s’agit que d’une affaire de campagne interne à l’UMP, alors il y a peu de chance que la France soit amenée à se mobiliser contre le racisme anti-blanc.

Déjà qu’on n’y arrive pas contre les autres racismes.