C’est un geste de bonne volonté. Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, abandonné il y a quelques jours par le gouvernement, ont annoncé la libération lundi 22 janvier d’une route départementale d’accès à la ZAD, dans un document reçu samedi 20 janvier par l’Agence France-Presse.
« On vous invite donc à venir lundi 22 janvier, dès 10 heures au Lama fâché autour d’un café, pour reboucher les trous et enlever les chicanes », écrivent ces opposants dans un document intitulé Invitation à chantier collectif sur la D281.
« Prendre cette décision, c’est sûr, n’a pas été facile et ce n’est pas seulement de gaité de cœur que nous voulons transformer cette route », mais « c’est parce que nous pensons un futur commun et avons confiance dans notre force collective que nous vous appelons à faire ce chantier entre "nous", sans la presse », dit l’Acipa. Et de poursuivre : « Cette route était et restera un symbole de notre résistance commune, et c’est tous ensemble que nous mettons en œuvre son usage partagé, puisque qu’il n’y aura pas d’aéroport. »
« Nous pourrions revenir sur cette décision »
L’association met cependant en garde contre d’éventuelles expulsions des occupants de la ZAD. « Nous portons ceci collectivement, et collectivement nous pourrions revenir sur cette décision si des menaces d’expulsion venaient à se concrétiser, en refermant cette route et les autres traversant la ZAD », écrit-elle. Pour que les automobilistes puissent de nouveau circuler « tranquillement » sur la route, « il y aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos amis tritons, salamandres et autres habitants du bocage », annonce l’Acipa en appelant à un rassemblement « avec pique-nique, pelles, gants, fourche, grands sacs de ferme et volonté ». (...)