Cette déclaration n’est pas l’expression de simples convictions. Elle se fonde sur les droits fondamentaux protégés par les normes internationales relatives aux droits humains, qui imposent certaines obligations aux États.
Il est grand temps que les États respectent concrètement ces obligations. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons vraiment prendre nous-mêmes les décisions concernant notre corps, notre vie et notre avenir.
Nous déclarons :
Les relations sexuelles librement consenties ne constituent jamais un crime – quels que soient le sexe, la sexualité, l’identité de genre ou la situation maritale des partenaires.
Le fait de solliciter une interruption de grossesse – ou d’aider quelqu’un à en subir une – ne fait pas de nous des criminels.
L’accès à des services de santé de qualité, confidentiels et d’un prix abordable, y compris à la contraception, n’est pas un luxe – c’est un droit fondamental.
L’éducation et l’information sur les relations humaines et sexuelles doivent être fondées sur des éléments scientifiques et être accessibles à tous et à toutes.
Nous avons toutes et tous le droit de vivre à l’abri de toute forme de violence, y compris le viol.
Nous avons le droit d’avoir notre mot à dire dans les lois, les politiques et les programmes qui concernent nos corps et nos existences.
Lorsque nos droits sexuels et reproductifs sont bafoués, nous avons le droit de dénoncer cette situation, d’exiger qu’une enquête soit menée et d’avoir la garantie que justice nous sera rendue.