Dans un rapport publié ce lundi, la mission d’enquête sur la situation des droits humains en Libye a confirmé que les migrants sont bien la cible d’abus sexuels, dont l’esclavage, et appelle les autorités locales à réagir.
Les témoignages étaient déjà nombreux.
(...) "Il y a des raisons de croire qu’un large éventail de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ont été commis par les forces de sécurité de l’État et les milices armées", a déclaré le chef de la mission, Mohamed Auajjar, dans un communiqué.
Le groupe d’étude a documenté et constaté de nombreux cas de détentions arbitraires, de meurtres, de torture, de viols, d’esclavage sexuel, d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées, confirmant que ces pratiques sont largement répandues en Libye. D’après le rapport, "il existe des motifs raisonnables de croire que l’esclavage sexuel, un crime contre l’humanité, a été commis à l’encontre de migrants".
Plus de 400 entretiens conduits
La mission a également appelé les autorités libyennes à "élaborer sans délai un plan d’action en faveur des droits humains et une feuille de route sur la justice transitionnelle axée sur les victimes, et à demander des comptes à tous les responsables de violations des droits humains". (...)
Des exactions favorisées par l’instabilité politique (...)
Les témoignages de violences, sexuelles ou non, contre les migrants ont fait plusieurs fois la une de l’actualité ces dernières années. Le pays ne s’est jamais remis de la chute du dictateur Kadafi en 2011, et reste en proie à la violences des milices armées. (...)