
Le parlement européen a décidé la levée de l’immunité parlementaire de
Marine le Pen
Le MRAP se félicite de cette mesure. Elle devrait concerner tous les
parlementaires et personnalités des organisations d’extrême-droite qui
s’inscrivent dans l’héritage de la haine - qui a meurtri l’Europe au siècle
passé - et qui se rendent coupables de propos racistes.
Un autre député du Front National, qui a déjà fait l’objet d’une levée
d’immunité , Bruno Gollsnisch, est président de "l’Alliance Européenne des
Mouvements Nationaux" qui agrège des partis antisémites, anti-roms et
anti-musulmans. Les dignitaires de ces partis se distinguent par des propos
qui devraient exclure ces partis du Parlement Européen.
En dehors de l’Union Européenne, la présence au "Comité pour l’Egalité et la
non-discrimination" du Conseil de l’Europe (ayant son siège à Strasbourg) de
la Députée grecque Elena ZAROULIA, membre du parti d’extrême droite "Aube
dorée", contredit dans les faits la caractéristique fondatrice de cette
organisation. Emblématique de la défense des droits de l’homme sur tout le
continent Européen, le Conseil de l’Europe vit adopter en son sein la
Convention Européenne des Droits de l’Homme, signée à Rome le 4 novembre
1950.
Marine le Pen, qui valsait hier à Vienne, avec les néo-nazis autrichiens
dans le bal des corporations pangermaniques, s’inscrit dans une mouvance
d’extrême-droite qui menace toute l’Europe.
La mesure prise en son encontre, outre les suites judiciaires qu’elle
implique, a pour fonction symbolique de signifier que les organisations
d’extrême droite ne font pas partie de l’espace démocratique européen.