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Les Echos
Les associations craignent une année « horribilis » en 2018
Article mis en ligne le 11 novembre 2017
dernière modification le 10 novembre 2017

En déplacement ce jeudi sur le site d’un collectif d’associations à Paris, le Premier ministre a pu mesurer l’inquiétude du monde associatif suite à la baisse des emplois aidés.

L’accueil a été courtois. Mais derrière les marques de politesse, c’est surtout l’inquiétude du monde associatif qui a percé jeudi. En déplacement sur le site des Grands Voisins à Paris, qui regroupe une centaine d’associations, le Premier ministre, Edouard Philippe, était venu annoncer un « plan de développement de la vie associative ». Mais cela a été surtout l’occasion pour le gouvernement (Nicolas Hulot et Jean-Michel Blanquer étaient également présents) de prendre la température d’un secteur touché par la baisse des emplois aidés.

Manque de reconnaissance

« La décision a été brutale et mal vécue. Il n’y a aucune concertation », a témoigné un responsable associatif devant le Premier ministre. « On ne peut que déplorer l’absence de dialogue qui est ressentie comme un manque de reconnaissance. On nous demande de nous réformer, mais le secteur a déjà beaucoup évolué, plus de la moitié de nos ressources viennent désormais de fonds privés », a estimé un autre responsable, qui demande avant tout au gouvernement des engagements dans la durée. « On nous parle de choc de confiance pour les entreprises, mais le monde associatif en a aussi bien besoin », a insisté celui-ci.

Destruction d’emplois

La baisse de 320.000 à 200.000 contrats aidés entre 2017 et 2018 a plutôt créé un choc de défiance, qui fait dire à beaucoup de responsables du secteur associatif que des emplois vont être supprimés purement et simplement l’an prochain (...)

L’année 2018 risque en effet d’être difficile à passer, notamment pour les associations sportives et culturelles et celles qui travaillent dans l’insertion, car ce sont souvent des structures de toute petite taille (à la différence du secteur sanitaire et social par exemple), qui n’ont pas la capacité d’amortir des coupes budgétaires importantes. (...)