Les Antigones sont apparues samedi 25 mai en s’en prenant aux Femen. « Simple rassemblement de femmes », comme elles se présentent, ou plutôt émanation du "Printemps français" ?
Les Femen ne laissent décidément pas indifférent. Si elles crispent nombre de féministes, les militantes aux seins nus engendrent, en opposition à leur actions, d’étranges monstres.
Le "Printemps français" a ainsi vu émerger une réponse masculine, les « Hommen », des jeunes hommes très à droite qui s’affichent torse nu contre le mariage pour tous.
Et voici qu’apparaît aujourd’hui le mouvement des Antigones. Ces jeunes femmes, tout de blanc vêtues à la mode antique, se revendiquent de l’héroïne de Sophocle. Elles ont cherché à manifester, samedi 25 mai, près du quartier général parisien des Femen, pour dénoncer leurs « méthodes totalitaires et manipulatrices ». Car « la femme a sa dignité, celle-ci ne passe pas par l’exhibitionnisme et l’hystérie », clament les Antigones, dont les écrits évoquent ainsi régulièrement « LA » femme - pas les femmes. (...)
elles se disent « loin de toute considération politique ou confessionnelle », un « simple rassemblement de femmes ». Mais leur message est autrement plus parlant. Elles affirment s’indigner des méthodes des Femen, mais ce sont leurs attaques contre les religions qui les crispent aussi. Quant au conservatisme, il affleure à chaque phrase ou presque. Quand les Antigones se présentent, c’est en tant que « filles de nos pères, épouses de nos maris, mères de nos fils »... Et ce qu’elles revendiquent, ce n’est pas l’égalité, non. C’est « la complémentarité entre les hommes et les femmes qui fait la richesse de notre société », affirment-elles. La complémentarité, une notion contre laquelle se sont battues avec succès les Tunisiennes...