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Marie-Claude Saliceti
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Le photographe Louis Witter nous emmène au cœur de l’enclave espagnole de Ceuta, frontière de plus en plus sécurisée entre l’Afrique et l’Europe
Article mis en ligne le 27 décembre 2020

Au sud de l’enclave de Ceuta, la frontière avec le Maroc, le 20 février 2019. Du côté marocain, les forces auxiliaires s’activent à la construction de nouvelles barrières. Du côté espagnol, le ministère de l’Intérieur a annoncé en février que la hauteur des doubles clôtures frontalières allait être augmentée. Celui-ci a évoqué notamment des systèmes de reconnaissance faciale aux passages frontaliers et l’amélioration des systèmes de vidéosurveillance. Les organisations de défense des droits de l’homme réclament le retrait des clôtures car il arrive que les candidats à l’exil se coupent les mains, les bras ou les jambes contre les barbelés.

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Dans le cimetière communal de Santa-Catalina à Ceuta, les sépultures blanches et sans nom accueillent les corps des naufragés morts en Méditerranée, le 21 février 2019. En mars, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a dénoncé les politiques migratoires de l’Europe et du Maroc qui ont favorisé une « migration payante et meurtrière », avec un record de décès sur les côtes marocaines lié au renforcement des frontières terrestres des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. (...)

Le « Balearia » est l’un des ferries dans lesquels les migrants tentent de monter pour rejoindre le continent. Selon les chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur, 726 migrants ont gagné Ceuta et Melilla illégalement entre le 1er janvier et le 13 février par voie de terre. Cette même période, 4 889 autres migrants ont accosté sur les côtes espagnoles à bord d’embarcations. Les côtes espagnoles constituent la principale voie d’entrée par mer dans l’UE des migrants irréguliers.. (...)