En Afrique de l’Ouest, grâce à un projet international qui promeut les pratiques agricoles durables, des agriculteurs sont parvenus à réduire l’utilisation des pesticides toxiques tout en augmentant leurs rendements et leurs revenus et en diversifiant les systèmes culturels.
Quelque 100 000 agriculteurs au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal participent à ce projet au niveau communautaire exécuté par la FAO et baptisé Programme de gestion intégrée de la production et des déprédateurs en Afrique de l’Ouest.
Pour faire pousser des cultures saines, le Programme de gestion intégrée de la production et des déprédateurs promeut l’amélioration des sols et des alternatives aux pesticides chimiques, notamment l’utilisation d’insectes prédateurs des nuisibles, le choix de variétés adaptées, l’épandage de pesticides naturels et l’adoption de certaines pratiques culturales. Les problèmes de commercialisation et de sécurité alimentaire font également partie du Programme. (...)
lire aussi : Des paysans d’Afrique de l’Ouest informés sur les méfaits des pesticides : S’il y a tout lieu de saluer ces initiatives qui veillent à intégrer à leur démarche des populations locales en difficultés, via le partage d’un savoir-faire, on ne peut s’empêcher de penser que d’autres petits agriculteurs au sein même des pays développés auraient également bien besoin d’un soutien pour se convertir à des pratiques agricoles plus durables. La preuve est faite qu’il ne suffit pas toujours que l’information soit dispensée pour qu’il y ait passage à l’acte.