Cinq fédérations ont saisi le Conseil d’Etat. Elles estiment ne pas pouvoir assumer leur mission en raison de restrictions budgétaires.
Cinq fédérations d’associations gestionnaires de la quasi-totalité des 880 centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) qui accueillent 44 000 sans-abri, organisent la riposte face aux restrictions budgétaires. Le 25 juillet, elles ont saisi le Conseil d’Etat pour annuler un arrêté du 13 mai qui fixe les prix de journée plafond pour ces structures, arguant de l’impossibilité, à ce prix-là (en moyenne 16 000 euros par an et par place, soit 44 euros par jour), d’assumer leur mission fixée par le code sanitaire et social. Une trentaine de recours locaux ont aussi été formés. (...)
Les CHRS sont les structures d’accueil les plus qualitatives en direction des publics vulnérables avec, comme leur nom l’indique, une mission d’insertion. Ce sont donc aussi les plus chères si on les compare aux centres d’hébergement d’urgence, dont la vocation est restreinte à la mise à l’abri.
Le gouvernement a, dès 2018, entamé un plan d’économie sur quatre ans, de 57 millions d’euros sur un budget total de 640 millions d’euros. Une première coupe de 20 millions d’euros, en 2018, a été suivie, en 2019, d’une autre de 12 millions d’euros, atténuée par le versement de 10 millions d’euros de subventions dans le cadre du plan pauvreté et précarité dont la pérennité, les années suivantes, n’est cependant pas assurée. Pour 2020 et 2021, c’est l’incertitude.
Deux postes supprimés sur huit (...)