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La mer côtière ne doit pas être transformée en zone industrielle
Article mis en ligne le 16 avril 2014
dernière modification le 11 avril 2014

De nombreux projets de centrales industrielles maritimes voient le jour sans concertation et sans prise en compte des risques environnementaux. Nous avons dégradé le littoral. Allons-nous maintenant transformer la mer côtière en zone industrielle ?

Les éoliennes offshore font couler beaucoup d’encre, de promesses incertaines et de risques certains pour la biodiversité, les activités de pêche et la sécurité maritime.

La fuite en avant des faiseurs de miracles débouche sur le gigantisme.

A peine l’Haliade 150 d’Alstom est-elle implantée à terre sur un site pilote en bord de Loire que des usines de production sont promises à Cherbourg et à Saint Nazaire, que des milliers d’emplois virtuels sont créés et que 288 monstres marins de 175 m de haut et 150 m de diamètre s’imposent en baie de Seine, en face de Fécamp et de Saint-Nazaire.

Aucune étude d’impact sérieuse et contradictoire n’est disponible sur les effets acoustiques du battage des pieux de fondation, sur l’effet barrière des implantations cumulées pour les mammifères marins, les oiseaux et les poissons. En exploitation, le bilan mortel pour les oiseaux trompés par les pollutions lumineuses et décapités par les pales est écarté. On verra plus tard.

En exploitation, les risques pour la sécurité maritime restent cachés et la cohabitation entre les mégas porte-conteneurs et les mégas usines à vent n’est pas étudiée.

La résistance des pales face au givre, à la foudre, aux dépôts salins et à la fatigue des matériaux composites n’est pas connue.

Les projets d’usines hydroliennes sont encore plus fumeux et bluffeurs. (...)