Les organisations de l’ONU, à l’image de la FAO, qui tient actuellement sa 32e conférence régionale pour l’Afrique, multiplient les alertes. Des millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’enfer de la faim.
Réunis depuis lundi jusqu’au 13 avril à Malabo, en Guinée équatoriale, plus de cinquante ministres africains, des représentants de pays observateurs, de l’Union africaine, des organisations donatrices, de la société civile et du secteur privé prennent ensemble la mesure de la tragédie annoncée. Un « ouragan de famine et un effondrement du système alimentaire mondial », prédisait à la mi-mars le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
La situation est désormais évaluée et appréhendée en termes d’alerte et d’urgence. Le sous-directeur général de la FAO et représentant régional pour l’Afrique parle de « pandémie silencieuse de pauvreté, de faim et de sous-alimentation, et d’extrême vulnérabilité aux chocs » sur le continent.
Le prix des céréales (...)