Les politiques de lutte contre la précarité menstruelle dépassent rarement la réduction de la TVA sur les protections périodiques, à l’égal des autres produits de première nécessité.
La survenue des règles, objet de tabous un peu partout dans le monde, génère des discriminations allant jusqu’à l’ostracisation des femmes pendant cette période. Cependant, la difficulté la plus généralisée tient au déficit de services sanitaires de base, comprenant les produits d’hygiène menstruelle. Selon l’Unicef, 2,4 milliards de personnes sont concernées, soit un tiers de la population mondiale. Le manque de protections périodiques ou l’absence fréquente de sanitaires réservés aux filles sont une cause d’absentéisme scolaire pour 10 % d’entre elles en Afrique, calculait l’Unesco en 2014.
Cette précarité menstruelle, quand elle est prise en compte, induit généralement, dans un premier temps, des programmes ciblés de distribution de protections hygiéniques dans les écoles, les dispensaires… Mais ils sont souvent d’une portée limitée (lieux de mise à disposition, approvisionnement, confidentialité, etc.), voire inopérants (...)
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