
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a souhaité jeudi l’accélération des procédures pour la construction du nouveau camp de migrants prévu sur l’île de Lesbos. Actuellement, plus de 7 000 demandeurs d’asile vivent dans un camp provisoire.
Lors de sa première visite dans le camp temporaire de Lesbos, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a souhaité, jeudi 31 décembre, l’accélération des procédures pour la construction d’un nouveau camp de migrants sur cette île de la mer Égée.
Dans un communiqué, il a exprimé son espoir de voir "l’accélération des procédures d’appel d’offres pour une structure meilleure qui offrira une solution permanente" pour les populations migrantes concernées. (...)
Plus de 7 000 demandeurs d’asile vivent actuellement, dans des conditions difficiles propices aux violences, dans une structure temporaire après l’incendie du camp de Moria, surnommé "l’enfer", en septembre.
Le gouvernement avait promis depuis longtemps la construction d’un nouveau camp pour remplacer l’insalubre Moria mais sa construction s’était heurtée à l’opposition des habitants et des autorités locales, lassés par la présence des demandeurs d’asile sur leur île depuis la crise migratoire de 2015. (...)
La localisation du camp approuvée par les autorités locales
Désormais, la nouvelle structure, qui bénéficiera d’un soutien financier de l’Union européenne (UE), est bel et bien sur les rails. Jeudi, Kyriakos Mitsotakis s’est félicité du fait que les autorités locales aient finalement approuvé le terrain où sera construit le nouveau camp.
Le Premier ministre a par ailleurs félicité la police portuaire pour "les contrôles 24h/24 aux frontières maritimes du pays face à la Turquie". (...)
l’UE et le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU ont à plusieurs reprises appelé le gouvernement grec à enquêter sur les nombreuses accusations de refoulements illégaux des migrants aux frontières maritimes et terrestres du pays, accusations dont plusieurs médias, dont InfoMigrants, ainsi que des ONG se sont fait l’écho.
Kyriakos Mitsotakis et son ministre des Migrations Notis Mitarachi ont toujours démenti ces pratiques illégales, contraires au droit international.