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Les Nouvelles News
La Commission de la condition des femmes de l’ONU doit-elle se réunir chez Trump ?
Article mis en ligne le 11 février 2017

Des représentantes des sept pays visés par le “muslim ban” ne pourront pas participer à la 61ème conférence annuelle de l’ONU sur les droits des femmes. Faut-il dès lors la boycotter ? La déplacer à Genève ? Ou en profiter pour défier Donald Trump ? Débat.

La politique de Donald Trump pèse sur la prochaine Commission de la condition des femmes (CSW) de l’ONU. La 61ème édition de cette conférence annuelle sur les droits des femmes, qui réunit ONG et représentant.e.s des États membres, doit se tenir au siège des Nations-Unies à New York dans un mois, du 13 au 24 mars. Problème, le “muslim ban” décrété par le président des États-Unis interdit l’entrée sur le territoire des ressortissant.e.s de 7 pays à majorité musulmane. Même si son application est contestée par plusieurs décisions de justice, ce “muslim ban” risque d’empêcher les femmes de ces pays de participer à ce rendez-vous majeur. Certaines se sont déjà vu refuser des visas.

Comment répondre à ce décret ? La question agite plusieurs organisations impliquées dans la CSW. Vendredi 10 février, dans une tribune publiée sur le Huffington Post, des responsables français.e.s du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) en appellent au Secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres, pour que la 61e CSW se tienne non pas à New York mais à Genève, autre siège des Nations-Unies.

« Les mesures discriminatoires qui entravent l’accès au territoire américain pour les ressortissant.e.s de 7 pays pénaliseront les femmes irakiennes, iraniennes, libyennes, somaliennes, soudanaises, syriennes et yéménites, y compris pour participer aux réunions des Nations-Unies. La participation de femmes de tous les pays est une condition sine qua non de la pleine réussite de ce rendez-vous annuel. Nous ne voulons pas nous réunir sans elles », écrivent Danielle Bousquet, présidente du Haut Conseil à l’Égalité, Maxime Forest, président de la Commission Droits des femmes et Enjeux internationaux du HCE, Claire Serre-Combe, présidente d’Osez le féminisme !, et Christine Mauget, chargée des questions internationales au Planning Familial.

Les signataires dénoncent aussi les « déclarations hostiles aux droits des femmes » de Donald Trump « qui, dès le lendemain de son investiture, a commencé à traduire en actes ses menaces en interdisant le financement d’ONG internationales soutenant l’accès au planning familial et à l’avortement. » (...)

L’idée de déplacer la CSW61 de New-York à Genève fait débat au sein des organisations de défense des droits des femmes. Une semaine plus tôt, l’organisation internationale MADRE la rejetait. Il faut justement défier Donald Trump chez lui, argumentent ses responsables (...)

Une autre organisation, à l’inverse, a annoncé jeudi 9 février qu’elle ne participerait pas à cette 61ème Commission, pour protester contre la politique de Donald Trump. (...)