Les Iraniennes devraient bientôt pouvoir assister à des matchs de volley-ball masculin. Mais pas encore à tous les sports.
L’Iran prêt à un geste d’ouverture ? Le vice-ministre iranien des Sports, Abdolhamid Ahmad, a annoncé samedi 4 avril que les femmes seront prochainement autorisées à assister à certains événements sportifs qui leur étaient jusque là interdits. Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes n’ont pas le droit d’accéder aux stades pour assister à des matchs de football masculin. C’est également le cas pour le volley-ball depuis 2012.
Quelques jours avant cette annonce, la justice iranienne avait abandonné les charges contre Ghoncheh Ghavami. Cette anglo-iranienne de 25 ans avait passé 5 mois derrière les barreaux, de juin à novembre 2014, pour « propagande contre l’Etat » ; elle avait été arrêtée après avoir manifesté afin de pouvoir assister à un match de volley-ball masculin.
En réponse à l’incarcération de Ghoncheh Ghavami, la Fédération internationale de volley-ball avait décidé de priver l’Iran de compétitions internationales (...)
Ce geste d’ouverture n’est sans doute pas un hasard : il coïncide avec l’annonce d’un accord international sur le nucléaire iranien. Mais on ignore encore la portée exacte de l’annonce faite par le vice-ministre iranien des Sports (sans compter qu’un autre officiel, du ministère de l’Intérieur, a démenti qu’une décision ait été prise). (...)
Quoi qu’il en soit, il n’y a pas que dans les stades que la place réservée aux femmes en Iran pose question. Début mars, Amnesty International s’inquiétait de dispositions législatives qui prévoient de supprimer toute information sur la contraception et de réduire l’accès à l’emploi des femmes sans enfants (...)