Greenpeace soutient la grève des jeunes entamée ce vendredi et encourage les autres, dans toutes les villes de France, à les rejoindre le plus vite possible, avec un point culminant les 15 et 16 mars. Le ton est donné ! En Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse, mais aussi au Japon, en Australie, aux États-Unis, au Canada et dans d’autres pays encore, le mouvement prend la forme de grèves scolaires pour le climat.
Tout a commencé aux Pays-Bas avec Greta Thunberg, cette suédoise de 16 ans figure désormais emblématique du mouvement climatique. Remarquée lors de la COP24 au cours de laquelle elle a pris la parole, elle faisait grève chaque vendredi depuis plusieurs mois pour demander aux responsables politiques des actions concrètes pour le climat. Elle appelle les jeunes à se mettre « en colère » contre les pays qui n’en font pas assez pour éviter le dérèglement climatique.
Son initiative a été entendue et répliquée aux quatre coins du monde autour d’un même mot d’ordre : “Fridays For Future” (les vendredis pour le climat).
En France, le mouvement se structure
Les mouvements de jeunesse pour le climat commencent à s’organiser. Ils se sont structurés autour de Youth for Climate France. Fort d’une trentaine de groupes en France (et ce chiffre est en constante augmentation), Youth for Climate a vocation à construire ce lien entre la jeunesse française et les revendications climatiques. Ils ont lancé un appel intitulé “Pourquoi devrions-nous travailler sur notre avenir s’il n’y a pas d’avenir ?”.
De nombreuses organisations de jeunesse et syndicats étudiants et lycéens ont eux aussi souhaité apporter leur soutien à ce mouvement sans précédent. (...)
Pour l’instant, la percée est particulièrement visible dans le milieu étudiant. Vendredi dernier, l’Assemblée Générale interfacs de Paris a voté le lancement d’un mouvement de grèves qui débute aujourd’hui, vendredi 15 février à 14h. Le principe est simple : tant qu’ils ne seront pas entendus, les étudiantes et étudiants poursuivront la grève chaque vendredi avec des “devoirs” à faire par le gouvernement pour la semaine suivante. Leur slogan : “Zéro degré ou zéro pointé !”
L’inaction climatique menace l’avenir des jeunes générations (...)
Dès le lendemain, samedi 16 mars, une marche pour le climat
Greenpeace appelle également à participer massivement le lendemain, samedi 16 mars, à une grande journée de mobilisation aux quatre coins de la France dans la lignée des marches pour le climat et autres événements organisés depuis l’automne. Une journée qui donnera un écho tout particulier à ce mouvement de grève.